Apprendre à lire les textes anciens écrits en français ou en latin

 

 1-Généralités : pourquoi apprendre la paléographie?

Les documents des 16 et 17èmes siècles sont parfois -ou même souvent- difficiles à lire parce que ce sont des documents manuscrits; ce constat  n'est pas nouveau puisqu'aujourd'hui  chacun a pu se rendre compte qu'il en est parfois de même et pas seulement pour les ordonnances des médecins.

Les difficultés sont dues à l'évolution de la façon d'écrire au cours des siècles et variable selon les rédacteurs. Toutefois, la lecture des registres paroissiaux et des actes notariés ne devraient pas poser de problèmes majeurs de lecture lorsqu'ils sont bien écrits, du moins  ceux postérieurs à l'an 1700. Malheureusement, ce n'est pas  le cas  très souvent. La raison principale est qu'on ne dispose généralement que de copies d'actes auxquelles les rédacteurs apportaient moins de soins qu'aux originaux, surtout que  le travail était souvent confié à un apprenti payé à la ligne et, aussi pour la même raison d'économie, on utilisait très fréquemment des abréviations pour raccourcir les mots  ou alors on coupait la fin d'un mot en l'indiquant par un trait surlignant la fin du mot.

 De plus  pour la tenue des  registres paroissiaux, il n'y avait pas de rémunération particulière du curé pour ce travail, si bien  qu'ils serraient au maximum pour utiliser le moins possible de papier qui était cher et les documents peuvent aussi être des doubles puisque le Concile de Trente de 1563 préconisait déjà de tenir les registres en deux exemplaires et d'en remettre un à l'évêché (mais ce qui a été mal appliqué puisque le Sénat rappelle cette obligation en 1773). 

 

En définitive, il est  indispensable d'apprendre à lire les écritures anciennes, c'est à dire de faire de la paléographie.

 

2-Cours de paléographie gratuits en ligne sur internet

Il existe des livres sur le sujets et des cours sont dispensés par des associations et  par les services des Archives départementales ou municipales.

De tels services peuvent être recherchés sur internet, par exemple en posant la question "cours de paléographie" sur un moteur de recherche.

 

Voici ci-dessous un certain nombre de sites qu'il est possible de consulter, dont celui des Archives municipales de Lyon :.

http://www.archives-lyon.fr/apprendre_en_s_amusant/B_apprendre_en_s_amusant%20(3).html

http://www.culture.fr/sections/themes/genealogie/selections/cours-paleographie-en

http://pagesperso-orange.fr/eric-camille.voirin/paleo/page17/page17.html

http://sira.u-bordeaux3.fr/moyen-age/cours_paleo/

http://www.cyberindre.org/jahia/Jahia/portail/archives/pid/4104

http://membres.lycos.fr/lvindevoghel/paleographie/sommaire.html

http://www.guide-genealogie.com/guide/paleographie.html

http://theleme.enc.sorbonne.fr/dossiers/

http://rdetarragon.chez-alice.fr/

http://blog.geneanet.org/index.php/post/2008/08/GeneaNet-Cours-de-paleographie.html

http://www.gmonteil.fr/genealogie/les%20aides%20de%20la%20genealogie.htm

 

3-Problème du latin dans les registres paroissiaux 

            Malgré les ordres donnés aux curés, on rencontre bien souvent des actes rédigés en latin, même au 18ème siècle. Mais, dès lors qu'on peut déchiffrer ce qui est écrit,   avec un peu d'habitude et de patience, on doit pouvoir en comprendre le contenu sachant que la formule est  toujours la même et les mots utilisés sont peu nombreux et répétitifs, ce qui est le cas des suivants :   mois, quantième;      baptisé/marié/enterré,     fils/fille, époux/épouse, veuf/veuve, parrain/marraine,  témoin

Le lexique joint devrait permettre de résoudre la plupart des difficultés puisqu'il a été établi par un membre de l'association à l'occasion du dépouillement de très nombreux actes .

Remarque : certains mots ne figurent pas -ou figurent avec un autre sens - dans les dictionnaires du latin classique  car ce  sont  des mots latinisés (souvent les prénoms) ou, plus simplement, les curés ne connaissaient pas nécessairement le latin classique et utilisait "un patois" local.

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